Quel a été le défi/problème abordé?

Les agriculteurs du massif du Jura sont confrontés à des défis importants en matière d’environnement et d’entretien des paysages, notamment en raison de la présence de nombreuses haies. pourtant, ces haies leur posent des contraintes du fait de la réglementation stricte du Ministère de l'Agriculture et du coût en temps nécessaire à leur entretien.

Pour l'Office français de la biodiversité (OFB) et l'association Jura Nature Environnement (ETC), préserver ces haies dans un cadre Natura 2000 la zone est cruciale.

Les recherches menées par la faculté locale d'agroforesterie ont conduit au développement d'outils de gestion durable des haies qu'ils ont souhaité tester..

 

Comment as-tu résolu le problème?

Initialement, un cadre typologique spécifique aux haies du département du Jura a été élaboré, en tenant compte de paramètres tels que la densité, espèces, et pratiques agricoles. Cela a contribué à caractériser le petit territoire de montagne.

Ensuite, des réunions et des visites d'exploitations agricoles ont été organisées pour réaliser un diagnostic social permettant d'identifier les difficultés rencontrées par les agriculteurs dans la gestion durable des haies.

Pour terminer, une journée technique a été organisée pour relancer cette initiative. Il a démontré concrètement la mise en œuvre d'un plan de gestion durable des couvertures, mettant notamment en avant le déchiquetage du bois pour utilisation comme paillis.

Cette démarche a conduit à la création d'un Groupement d'Intérêt Economique et Environnemental (GIEE), qui a mis en place un programme de formation ouvert couvrant divers aspects tels que la plantation de haies, gestion durable, et utilisation du paillis.

 

Ce qui est innovant dans votre cas pratique?

Innovation organisationnelle: Une association de protection de l'environnement a joué un rôle crucial en soutenant le projet, considérant les deux agriculteurs’ intérêts et défis environnementaux. Cette collaboration était un cas inhabituel d’acteurs qui ne dialoguent généralement pas, voire avoir des relations conflictuelles. Le diagnostic social a permis à l'association d'accéder aux exploitations agricoles et de proposer des solutions simplifiées pour la gestion des haies., se concentrer sur l’assistance plutôt que sur la dénonciation. La volonté et la motivation des agriculteurs ont été des éléments essentiels qui ont permis à ce projet de aboutir..

Innovation technique: L'utilisation de copeaux de bois comme litière pour le bétail est une pratique innovante dans le massif du Jura. Cette approche offre plusieurs avantages significatifs: cela élimine le besoin d’acheter de la paille des plaines, ce qui entraîne des économies substantielles à la fois sur le coût d'achat de la paille (120 €/tonne contre 40 €/tonne pour la production de copeaux de bois) et dans l'achat de suppléments minéraux, comme le bois est plus riche que la paille. en outre, cette pratique permet de limiter l'épuisement des sols en plaine, d'où vient la paille, tout en évitant de brûler les branches de haie.

 

Quels sont les facteurs de succès pour résoudre le problème?

Organiser une journée technique avec 70 les participants ont permis d'amorcer une dynamique et de trouver des individus motivés pour la création d'un GIEE.

 

Leçons apprises

Des actions concrètes sont essentielles; organiser des événements pour discuter d’un concept seul ne fonctionne pas, mais des activités sur place avec les agriculteurs, machinerie, et les moments de convivialité sont cruciaux. Il faut s’engager avec le réseau et l’aborder avec ses habitudes sociales.

 

Quel rôle joue le conseiller ou le service de conseil dans le cas pratique?

Victor de l'association JNE a assumé un rôle de conseiller et d'animateur auprès des agriculteurs, établir des relations amicales car il est lui-même agriculteur. Il a investi du temps en fin de journée pour rencontrer des agriculteurs dans un cadre informel, favorisant ainsi des échanges plus ouverts et sincères. Il a identifié des groupes d'agriculteurs qui travaillaient déjà ensemble, qui se connaissaient bien, ou les a aidés à se rencontrer en personne pour renforcer leurs liens.

D'autre part, une personne de la CUMA a joué un rôle crucial en mettant en lumière les besoins spécifiques des agriculteurs, permettant ainsi une meilleure collaboration.

 

Votre approche peut-elle être transférée et/ou adaptée à d'autres défis d'innovation et régions?

Oui

Transférabilité estimée sur une échelle de 1 pour 5

(où 1 est facile et 5 très difficile)

2

 

Le moment est critique pour mettre fin à la culture de couverture et la disponibilité de la sertisseuse à rouleaux peut représenter un goulot d'étranglement, Pour toutes questions et demandes de renseignements sur les prochaines classes d'excellence

Victor Faivre Pierret (inclure Agathe Darret pour la traduction)

victor@jne.asso.fr // agathe.darret@apca.chambagri.fr